URBANISTE DU TERRITOIRE

Guillaume Duhamel

5, Naudin Sud - 33 410 MONPRIMBLANC / +33 (0)6 17 68 62 04 / guillaume.duhamel@live.fr

SIRET 791 243 066 00036 / APE 7111Z

 

LE TERRITOIRE COMME MANIFESTE

 

 

Chaque lieu étudié est appréhendé dans son épaisseur matérielle et immatérielle afin de faire émerger le point de rencontre entre la société et l'environnement où elle réside et avec lequel elle forme corps. Des recherches sont menées pour lire et comprendre ses différentes composantes, toujours dans une lecture positive des possibles fondée sur les ressources territoriales (Qu'est ce qui fait patrimoine ?).

 

Le socle, géologique et géographique, qui porte le lieu et lui confère un substrat unique qui se modèle, se remodèle, pétri par les aménagements de l'homme et qui, parfois, se rappelle à son bon souvenir (Sur quoi je marche ? Dans quoi je cultive ? Où je construis ?).

 

L'implantation des hommes, qui se révèle à la lecture du temps long comme un processus créateur de systèmes territoriaux complexes (trames paysagères, sédimentations urbaines, tracés viaires hérités, réseaux d'irrigation etc.) et comme fabrique de paysages uniques (Quelle est l'identité du lieu où je suis ?).

 

La dynamique de ce territoire, de la société, avec ses usages, mais aussi ses besoins et ses désirs (je veux vivre là, me promener ici, découvrir ce coin là-bas), à l'environnement, avec ses richesses souvent sources de fragilités (Qu'est ce qui vit ici ? S'y reproduit ? S'en nourrit ?), jusqu'à leur rencontre : le territoire. 

 

 

 

 

LE PARCOURS, L'ECHANGE ET LE RECIT COMME DEMARCHE

 

 

L’élaboration du projet s’inscrit dans une pratique assidue des lieux. Le premier parcours est celui de la déambulation. L’œil découvre, le corps ressent, et les pas explorent un endroit inconnu. On photographie, on note, on dessine. Ensuite, vient l'analyse. L’esprit observe, fort de la connaissance acquise. L’endroit vient alors livrer son envers, et se révèle. Alors on schématise, on redessine, le trait se précise. Le parcours est aussi le temps du partage. Avec les acteurs clefs, on regarde ensemble, on s’écoute, on redécouvre et on fonde l’échange.

 

L’échange est moteur du processus tout au long de l'étude. Les acteurs clefs qui l’animeront par la suite sont associés à l’ensemble du travail et participent activement à l’émergence des idées. Après le premier temps de parcours, et d’où surgissent les attentes et les désirs, les propositions sont discutées, rédigées, débattues, réécrites et à nouveau contredites au profit de l'enrichissement du projet.

 

Le récit permet tout à la fois de raconter le temps long de la naissance du territoire et d'inscrire la réflexion sur son devenir dans un processus de projet respectueux de cette histoire. Le parcours et l'échange, croisés avec la lecture territoriale, sont autant de parts de ce récit qui s'écrit au fur et à mesure de l'étude pour se conclure sur un devenir possible, souhaité et partagé.